18 octobre 2026
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Octroyé à un montant de 135 700 000f CFA pour financer plus de 500 producteurs de 24 cantons de la province de la Tandjilé, ce crédit agricole devrait être remboursé totalement avant la fin du mois de février 2024 selon le délai imparti dans l’engagement. Mais force est de constater que jusqu’au 07 février 2023, le montant recouvré n’a pas atteint la moitié. 

À cet effet, la rédaction de Hamama Média a réalisé une interview avec le chef de bureau de l’antenne de Laï GNORA MARTIN.

Hamama Média : Bonjour. Quelle est l’évolution du recouvrement du crédit agricole octroyé aux producteurs pendant la campagne agricole qui vient de s’achever ?

GNORA MARTIN : Concernant le recouvrement de cette année, on a démarré avec une lenteur. Normalement, à partir du mois de novembre déjà, les producteurs devraient commencer le remboursement et cela pour finir avant le mois de février. Mais dommage, jusqu’à là, on a pas encore atteint la moitié du montant octroyé cette année. Toutefois, nous sommes en train de les rappeler à fin qu’ils puissent rembourser ce crédit à temps pour ne pas accuser un retard.

HM : quelles sont les conséquences qui pourront advenir si cette lenteur persiste débouchant à un retard?

GNORA MARTIN : le retard du remboursement intégral de ce crédit peut réduire l’enveloppe allouée pour la province et aussi disqualifier le canton qui ne remboursera pas à temps son montant. Par le passé, il y’avait des producteurs qui ont traîné le remboursement et par suite ils n’ont eu le renouvellement. Donc si jamais, les cantons ne veulent pas se voir disqualifiés, il est impératif de rembourser intégralement son montant dans le délai imparti.

HM : quel message pouvez-vous laisser à l’endroit des producteurs afin qu’ils hâtent leur pas pour rembourser ce crédit ?

GNORA MARTIN : auparavant t, celui qui ne rembourse pas son crédit totalement, ne reçoit pas un autre. Mais maintenant, ça va du producteur au canton. Si un canton n’arrive pas à soldé la totalité de son montant, il ne reçois plus de renouvellement. Donc j’interpelle les chefs des cantons à s’impliquer davantage dans le processus de recouvrement pour permettre aux autres producteurs de leur canton de bénéficier également de ce crédit.

Interview réalisée par Kalbam Denis Barma