16 octobre 2026
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Dans un communiqué de presse rendu public à la veille du sommet de la CEDEAO qui se tient ce dimanche 07 juillet à Abuja, au Nigeria, le Collectif international des avocats de l’ancien Mohamed Bazoum ont demandé instamment aux chefs d’État de la Communauté des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), « d’exiger la libération immédiate du Président et de son épouse Hadiza » qui sont détenus « arbitrairement » depuis le coup d’État du 26 juillet 2023.

La défense de l’ancien chef de l’Etat dit avoir également saisi les dirigeants de l’Union africain sur les risques encourus par Bazoum Mohamed dont l’immunité a été levée le 14 juin dernier par la Cour d’Etat, ce qui l’expose à un procès devant le Tribunal militaire avec des charges pour lesquelles il encourt « la peine capitale ».

Dans le communiqué, le Collectif a indiqué qu’il a, dans des courriers adressés aux chefs d’État, ainsi qu’aux présidents de la CEDEAO et de l’Union africaine le 2 juillet 2024, informé des risques courus par le Président, depuis que son immunité a été levée le 14 juin dernier par la Cour d’Etat, « une juridiction créée de toutes pièces par le CNSP ».

Selon la défense de l’ancien chef de l’Etat, « il pourra ainsi être jugé par une juridiction d’exception, le Tribunal militaire, sous les prétextes fallacieux de « complot et attentat ayant pour but de porter atteinte à la sûreté de l’État ou à l’autorité de l’État » et « crime de trahison ».

« La situation est très grave. La voie est libre pour que le CNSP juge et condamne le Président Bazoum à la peine capitale », affirme Me Moussa Coulibaly, ancien bâtonnier du Niger, membre du collectif. « Cela est une réalité car le Président va sans nul doute être jugé par des militaires, ceux-là même qui l’ont renversé », a-t-il souligné dans le communiqué.

Avec Actu Niger