14 janvier 2026
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Quelques jours seulement après avoir ratifié à Washington un accord de paix avec son homologue rwandais Paul Kagame, le président congolais Félix Tshisekedi a dénoncé lundi des « violations » de cet engagement par Kigali.

Jeudi dernier, sous l’égide du président américain Donald Trump, les deux chefs d’État avaient entériné un texte présenté comme historique. L’accord, conclu en juin et qualifié de « miracle » par Washington, visait à mettre fin aux violences dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). Il comportait également une dimension économique : garantir à l’industrie américaine l’accès aux minerais stratégiques du sous-sol congolais.

Dans une allocution à la nation depuis Kinshasa, Félix Tshisekedi a fustigé « des attaques à l’arme lourde » menées par les forces de défense rwandaises sur plusieurs localités frontalières. « Malgré notre bonne foi et l’accord récemment entériné, force est de constater que le Rwanda viole déjà ses engagements », a-t-il déclaré.

Selon des sources sécuritaires citées par l’AFP, les affrontements entre l’armée congolaise (FARDC), appuyée par des milices locales, et le groupe armé M23 — accusé par l’ONU d’être soutenu par Kigali — se sont intensifiés depuis le 30 novembre dans la province du Sud-Kivu. Des mouvements de troupes importants ont été observés, tandis que des bombardements ont touché des habitations et des écoles, provoquant l’évacuation en urgence de familles.