14 janvier 2026
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Un avion militaire nigérian de type C130 a été contraint de se poser en urgence à Bobo Dioulasso, au Burkina Faso, après avoir pénétré l’espace aérien de la Confédération des États du Sahel (AES) sans autorisation. L’incident, survenu dans la matinée, a immédiatement suscité une réaction ferme des autorités confédérales.

Selon les informations communiquées par l’AES, l’appareil transportait deux membres d’équipage et neuf militaires. L’atterrissage forcé aurait été motivé par une urgence technique en vol. Mais l’absence d’autorisation de survol du territoire burkinabè a été confirmée par l’enquête ouverte par les services compétents.

Dans un communiqué signé par le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Président de la Transition au Mali et Président de l’AES, la Confédération a dénoncé une « violation grave de la souveraineté » et condamné l’incident avec la plus grande fermeté.

« Face à cet acte inamical mené au mépris du droit international, les dispositions sont prises pour garantir la sécurité de l’espace aérien confédéral », précise le texte.

Conformément à la Déclaration du Collège des Chefs d’État du 22 décembre 2024, les défenses aériennes et antiaériennes des pays membres ont été placées en alerte maximale. Tout aéronef violant l’espace confédéral pourra désormais être neutralisé.

Cet incident intervient dans un climat de tensions croissantes entre l’AES — qui regroupe le Mali, le Burkina Faso et le Niger — et certains pays voisins, dont le Nigeria. Depuis sa création en 2023, la Confédération a renforcé sa coopération militaire et son contrôle souverain sur ses frontières, aériennes comme terrestres.