18 avril 2026
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Lors d’un entretien diffusé jeudi sur la Radiodiffusion télévision du Burkina (RTB), le capitaine Ibrahim Traoré, arrivé au pouvoir en septembre 2022 à la suite d’un coup d’État, a déclaré que les élections ne figuraient pas parmi ses priorités.

« Nous, on ne parle même pas d’élection d’abord. On a des défis à relever. Il faut que les gens oublient la question de démocratie », a affirmé le chef de l’État, estimant que le modèle démocratique tel qu’il est présenté par l’Occident ne correspond pas au Burkina Faso.

Le capitaine Traoré a cité l’exemple de la Libye, qu’il considère comme un pays déstabilisé par l’imposition de la démocratie. Selon lui, « partout où ils veulent installer la démocratie dans le monde, c’est dans le sang ».

Tout en rejetant ce modèle, il assure que le Burkina Faso suit sa propre voie : « Nous avons notre modèle. On ne cherche même pas à ressembler à quelqu’un. Nous sommes venus pour changer la manière de fonctionner et surtout les mentalités. »

Pour le dirigeant burkinabé, la démocratie est synonyme d’« esclavage » et ne constitue pas une solution pour le développement du pays. Il insiste sur la nécessité de se concentrer sur « la conquête, la refondation et la révolution », qu’il présente comme les seules voies de progrès.