7 juin 2026
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L’activiste panafricaniste Kemi Seba, de son vrai nom Stellio Gilles Robert Capo Chichi, a été arrêté lundi 13 avril dans un centre commercial de Pretoria. Il se trouvait avec son fils et un intermédiaire, accusé d’avoir perçu 250.000 rands (environ 13.000 euros) pour faciliter leur passage illégal vers le Zimbabwe par le fleuve Limpopo.

Figure médiatique du panafricanisme, Kemi Seba dirige l’ONG Urgences panafricanistes et rassemble près de 1,5 million d’abonnés sur les réseaux sociaux. Ses discours virulents contre la France et les régimes africains proches de Paris lui valent une forte notoriété, mais aussi des poursuites judiciaires. Au Bénin, il est visé par un mandat d’arrêt pour « apologie de crimes contre la sûreté de l’État » et « incitation à la rébellion », après avoir soutenu la tentative de coup d’État de décembre dernier.

La police sud-africaine indique que le duo père-fils projetait de rejoindre l’Europe depuis le Zimbabwe. Leur audience a été reportée au 20 avril 2026, et ils demeurent en détention provisoire, dans le cadre d’une procédure d’extradition.

Né franco-béninois, Kemi Seba a perdu sa nationalité française en 2024. Il affiche son soutien aux régimes militaires du Sahel, hostiles à Paris et proches de Moscou. La junte nigérienne lui a même accordé un passeport diplomatique, renforçant son influence sur la scène panafricaniste.