À l’occasion de la sortie de son livre En homme libre (L’Observatoire, 23 avril), Gabriel Attal, ancien Premier ministre et actuel secrétaire général de Renaissance, a livré au Point une série de déclarations qui marquent une étape supplémentaire dans son positionnement politique en vue de la présidentielle de 2027.
Dans cet entretien publié mercredi 15 avril, Attal estime que son expérience gouvernementale lui a permis d’acquérir les compétences nécessaires pour exercer la fonction suprême :
« J’ai eu l’expérience de gouverner le pays, je pense aujourd’hui savoir comment il faut le présider. J’ai les idées claires pour la France. »
À travers cet ouvrage, l’ancien chef du gouvernement entend renouer avec les citoyens et exposer ses convictions. Il décrit l’exercice du pouvoir comme une expérience transformatrice et insiste sur la nécessité de « changer radicalement notre façon d’exercer le pouvoir », une promesse qu’il juge déçue par le macronisme.
Le responsable de Renaissance s’attaque également aux discours de Jean-Luc Mélenchon et du Rassemblement national, qu’il accuse de nourrir une « tenaille » idéologique. Selon lui, seule une « élévation possible pour tous, quelles que soient la couleur de peau ou les origines sociales » peut briser cette polarisation.
Gabriel Attal appelle à une véritable campagne dès 2026, suivie d’un rassemblement en 2027, afin d’offrir aux Français un choix clair entre des projets distincts. Une stratégie qui se veut en contraste avec l’élection de 2022, marquée selon lui par « l’absence de campagne ».
