Un drame s’est produit dans la nuit du lundi au mardi 23 décembre, aux alentours de 4 heures du matin. Une embarcation partie du village de Diamaguène, dans les îles du Saloum, a chaviré avec près de 200 migrants à son bord, selon les premières informations recueillies.
Les autorités sécuritaires ont confirmé la mort de 12 hommes. Trente et une personnes ont pu être secourues, tandis qu’une autre a été évacuée en urgence vers l’hôpital de Joal. Le bilan reste toutefois provisoire : des dizaines de passagers demeurent introuvables, laissant craindre un nombre de victimes bien plus élevé.
La Marine nationale sénégalaise et les services de secours poursuivent les recherches, malgré des conditions de mer difficiles. Une enquête a été ouverte afin de déterminer les circonstances du départ et d’identifier les passeurs, régulièrement accusés de profiter de la détresse des candidats à l’exil en échange de sommes importantes.
Cette traversée vers les îles Canaries, distante de plusieurs centaines de kilomètres des côtes africaines, est considérée comme l’une des plus dangereuses d’Afrique de l’Ouest. Exposée aux tempêtes et aux forts courants de l’Atlantique, elle a coûté la vie à des milliers de migrants ces dernières années.
Selon l’ONG Caminando Fronteras, près de 10 000 personnes ont péri en 2024 en tentant de rejoindre l’archipel espagnol. Pour les seuls cinq premiers mois de 2025, l’organisation a déjà recensé 1 482 décès sur cette même route.
