Par un communiqué, Issa Tchiroma Bakary a pris la parole pour s’adresser directement à la jeunesse camerounaise, qu’il décrit comme « fatiguée, en colère et découragée » face aux blocages institutionnels et aux répressions récentes.
Le leader politique a dénoncé les violences survenues depuis octobre 2025, évoquant « des morts, des blessés, des arrestations » et plus de 2 500 détentions jugées abusives. Il a particulièrement cité le cas de Justin Hara, décédé en détention la semaine dernière après avoir été arrêté lors de la répression post-électorale. « Sa mort, et les souffrances de toutes les victimes, ne resteront pas impunies », a-t-il affirmé.
Tchiroma a insisté sur la nécessité d’une transition générationnelle, qu’il présente comme une obligation et non une promesse. Selon lui, cette transition doit se traduire par des actes concrets :
- un accès réel aux responsabilités,
- des règles claires et transparentes,
- le soutien aux projets créateurs d’emplois,
- une priorité donnée à l’entrepreneuriat, au numérique, à l’agriculture moderne et à la formation professionnelle.
Dans un ton résolument combatif, il a rappelé son parcours face à la répression : « Je suis Tchiroma. Je ne plie pas. Je ne me cache pas. Et je ne trahis pas. »
