Plus d’une centaine d’étudiants de l’université de Pala ont tenté de manifester tôt ce mercredi 19 juin 2024. Manifestation étouffée sur place sur le site de l’université en chantier à Zamadik, localité située à la sortie ouest de la ville de Pala.
Après plusieurs mois d’affiche de note circulaire appelant tous les étudiants à honorer de leur engagement en versant le frais de scolarité (5000 FCFA) au risque d’être renvoyés de la salle pendant la période d’examen de fin d’année que l’administration Universitaire a appliqué ladite mesure.
Très tôt, précisément au département de géographie, niveau II, les étudiants se sont mis en salle en attendant l’épreuve d’examen. Les responsables du service de la scolarité se présentent et exigent à ceux qui n’ont pas de reçus de paiement de libérer la salle. Ceci en raison de l’application de la décision prise par leur hiérarchie administrative qui entre en vigueur depuis le 29 mai 2024 .
Très mécontents, ces derniers ont décidé de boycotter l’examen. Ils ont fermé les salles de classe rendant l’accès impossible à tous.
Interrogés, quelques étudiants victimes, affirment que par le passé même sans verser le frais d’inscription, les étudiant composaient et ses notes se masquent aux résultats. Même pour l’année académique en cours poursuivent-ils, leurs camarades des autres départements n’ont pas été renvoyés de la salle en plein examen de fin d’année.
Pour le vice-président de l’université de Pala, chargé des enseignements Dr AMINOU BOUBA, la décision est appliquée dans tous les départements que compte son institution sans exception.
Pour lui, ceux qui sont renvoyés de la salle, après régulation de leur inscription, peuvent se rattraper aux sessions de rattrapage.
Sur plus de 200 étudiants en deuxième année de géographie, seulement une quarantaine ayant versé le frais d’inscription ont fini par composer l’examen de ce mercredi dans un autre bâtiment.
À signaler que les policiers armés des gaz lacrymogènes se sont rendus sur le site de l’université alors que la situation était déjà au calme.J
Jean-Claude Tchédjolbé, Pala
