Le Collectif des Organisations des Jeunes du Chari-Baguirmi (COJCB) a tenu, mardi 1er septembre 2026, un point de presse à N’Djamena pour exprimer ses préoccupations sur la gestion du Conseil provincial du Chari-Baguirmi, deux ans après son installation.
Au cours de cette rencontre avec les médias, le collectif a fait état de plusieurs inquiétudes concernant la gestion administrative, financière et institutionnelle de l’institution provinciale. Selon ses responsables, des problèmes de transparence, des irrégularités présumées ainsi qu’une insuffisance de collaboration entre le président du Conseil provincial et certains conseillers seraient observés dans le fonctionnement de l’institution.
Pour le COJCB, les ressources de la province doivent avant tout contribuer à l’amélioration des conditions de vie des populations et au développement des services sociaux de base. Le collectif estime ainsi que leur gestion doit répondre à l’intérêt général et non à des intérêts particuliers.
Parmi ses principales préoccupations, le COJCB demande des explications sur certaines dépenses dont les lignes, affirme-t-il, ne figureraient pas dans le budget. Il évoque également des violations présumées des textes encadrant les collectivités autonomes, notamment concernant les procédures de délibération et le recrutement du personnel technique, particulièrement le secrétaire général du Conseil provincial.
Face à ces préoccupations, le collectif demande notamment qu’il soit mis fin à toute ingérence présumée d’anciens responsables du Comité de gestion des 5 % des revenus pétroliers dans les affaires du Conseil provincial. Il réclame également un audit indépendant de la gestion financière de l’institution, ainsi qu’une vérification de la conformité de la nomination du secrétaire général.
Le COJCB demande, par ailleurs, que toute somme dont un détournement serait établi à l’issue des vérifications soit restituée.
Enfin, le collectif appelle les plus hautes autorités à examiner la situation et invite les conseillers provinciaux à exercer pleinement leurs prérogatives dans l’intérêt de la population. Il assure qu’il restera mobilisé pour défendre, dit-il, la bonne gestion des ressources et les intérêts de la province du Chari-Baguirmi.
