Les producteurs de la province de la Tandjilé expriment leur inquiétude face au retard des pluies, qui affecte gravement leurs cultures. La dernière pluie remonte à plusieurs semaines, et bien que le temps semble menaçant, les nuages se dissipent souvent, laissant place à des vents violents et à une chaleur accablante qui déshydrate les champs.
Les agriculteurs notent qu’en cette période de l’année, les légumineuses et certaines céréales devraient déjà être en pleine croissance. Cependant, cette saison, même les cultures de case, essentielles pour la subsistance des familles durant le « chari-tamani », n’ont pas encore été semées. Face à cette situation, beaucoup se sentent perdus.
ABBA OUMAR, chef de secteur de l’ANADER (Agence nationale de développement rural) à Tandjilé-Est, a tenté de rassurer les producteurs en leur indiquant que, selon les prévisions météorologiques, des cumuls normaux de pluie sont attendus en juin. Il les encourage à ne pas céder à la panique et à commencer à cultiver progressivement.
Il recommande également d’opter pour des variétés améliorées et certifiées, plus adaptées aux fluctuations des précipitations.
Enfin, ABBA OUMAR a souligné l’importance de choisir des semences de qualité en conseillant aux producteurs de se rapprocher de la fédération des semenciers, car un bon rendement dépend largement de la qualité des semences utilisées.
