17 octobre 2026
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La tentative de coup d’État annoncée le 26 novembre en Guinée-Bissau continue de susciter la controverse. Le principal parti d’opposition, le PAIGC, accuse le président sortant Umaro Sissoco Embaló d’avoir orchestré une « mascarade » destinée à empêcher la proclamation de la victoire de son rival Fernando Dias à la présidentielle.

Selon le PAIGC, cette mise en scène viserait à retarder l’annonce des résultats, qui pourraient placer Embaló en deuxième position. Plusieurs spécialistes n’écartent pas cette hypothèse, rappelant que le pays a déjà connu des épisodes de manipulations politiques autour de la question des putschs.

Le chercheur Vincent Foucher appelle à la prudence : « Il faut prendre ce genre d’annonces avec des pincettes », souligne-t-il, rappelant que la Guinée-Bissau a connu à la fois de véritables coups d’État et des épisodes douteux. En février 2022, une attaque armée avait failli coûter la vie au président, tandis qu’en 2023, Embaló avait qualifié un événement controversé de « coup d’État » avant de dissoudre l’Assemblée nationale dominée par l’opposition.

Pour l’analyste Francis Kpatindé, une telle stratégie représenterait un pari risqué : « Si un véritable coup d’État devait se produire, le pouvoir saisi par des militaires ne reviendrait probablement plus à Umaro Sissoco Embaló », a-t-il estimé sur RFI.