7 juin 2026
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Lors d’une conférence de presse animée ce matin 27 novembre 2024 dans la salle de conférence de la radio FM Liberté, le collectif des huissiers-commissaires en instance de nomination déplorent les conditions qui entravent la nomination des nouveaux huissiers-commissaires de justice.

C’est la présidente du collectif, LANESSOKI PAKI Julienne qui a animé cette conférence. L’objectif de cette conférence est de porter à la connaissance de l’opinion nationale et internationale des différents maux qui empêchent la nomination des nouveaux huissiers-commissaires de justice.

Pour la présidente du collectif, la profession huissier-commissaire, est une profession libérale placée sous la tutelle du ministère de la justice et des droits humains. Depuis quelques années plusieurs nouveaux huissiers-commissaires , en l’occurrence ceux de la ville de Ndjamena attendent en vain leur nomination. Un nouveau projet-décret de nomination transmis au au Secrétaire Général du Gouvernement (SGG), par le garde sceaux, les écarte et nomme uniquement les huissiers postulants dans les provinces, par « manque d’activités judiciaires » ,selon le bureau national de la chambre des huissiers-commissaires de justice.

La présidente du collectif qualifie ces nominations de « discriminatoires et ne respectent aucune des recommandations faites lors du conseil de ministres d’octobre 2023, qui repose sur la transparence, l’égalité et l’équité des postulants ».

LANESSOKI PAKI Julienne, au nom du collectif exige du gouvernement, du ministre de la justice et du bureau de la chambre national des huissiers-commissaires de justice du Tchad de  » renvoyer ce nouveau projet-décret discriminatoire, de procéder à la relecture du projet-décret et de ne pas s’ingérer dans le processus de nomination « .

En cas de non satisfaction, des « actions de grandes envergures seront menées et seul le gouvernement sera responsable », met-elle en garde.

Plusieurs questions ont été posées par les journalistes à la présidente du collectif, parmi lesquelles, la préférence de la ville de Ndjamena au détriment des provinces.

NODJIHIDI FRANCLIN/HAMAMA MÉDIA