16 mai 2026
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Le Groupe de concertation des acteurs politiques (GCAP) a tenu, jeudi 16 avril 2026, un point de presse au cours duquel il a vivement dénoncé une gouvernance jugée défaillante au Tchad.

Selon le regroupement, le pays est marqué par de nombreuses violations des droits humains, des abus d’autorité et une dégradation continue des conditions de vie. Le GCAP cite notamment des arrestations arbitraires, des intimidations et des atteintes aux libertés visant journalistes, enseignants et activistes.

Le collectif dénonce également la cherté de la vie, les difficultés d’accès aux services sociaux de base et la précarité des conditions de travail dans plusieurs secteurs. Il critique en outre le manque d’indépendance de la justice, évoquant notamment le cas de Succès Masra, et estime que les institutions fonctionnent au seul service du pouvoir en place.

Dans sa déclaration, le GCAP affirme que toute critique ou revendication sociale est systématiquement réprimée, instaurant un climat de peur au sein de la population. Il évoque par ailleurs une insécurité généralisée, marquée par des enlèvements, des assassinats et une surveillance accrue des citoyens.

Le regroupement rappelle enfin des événements tragiques, comme la répression du 20 octobre 2022 et l’assassinat de figures politiques.

Face à ce qu’il qualifie de concentration du pouvoir entre les mains d’un même système, le GCAP appelle les Tchadiens à une prise de conscience collective et à la mobilisation. Une manifestation est ainsi prévue le 2 mai prochain pour exiger davantage de liberté, de justice et de dignité.