Les déclarations contradictoires et parfois outrancières du président américain Donald Trump, dans le contexte de la guerre au Moyen-Orient, relancent le débat sur sa santé mentale. Plusieurs élus démocrates, mais aussi des figures de la mouvance trumpiste, évoquent désormais le recours au 25ᵉ amendement de la Constitution, qui permet de destituer un président jugé incapable d’exercer ses fonctions.
Ces derniers jours, Donald Trump a multiplié les sorties tonitruantes sur sa plateforme Truth Social, alternant menaces apocalyptiques et appels à la diplomatie. Ses messages, jugés incohérents, ont suscité des réactions alarmées jusque dans son propre camp. Alexandria Ocasio-Cortez a dénoncé « l’effondrement des facultés mentales du président », tandis que Candace Owens, influenceuse pro-MAGA, a parlé d’un « fou génocidaire ». Même Marjorie Taylor Greene et Tucker Carlson, longtemps alliés du président, ont appelé à une réaction institutionnelle.
Adopté en 1967, le 25ᵉ amendement prévoit qu’un président peut être déclaré inapte par son vice-président et une majorité des membres du cabinet. La section 4 stipule que le vice-président devient chef de l’État si une déclaration écrite est transmise au Congrès. Le président peut toutefois contester, ce qui entraîne un vote des deux chambres, nécessitant une majorité des deux tiers.
