16 octobre 2026
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Le Salvador a ouvert lundi un procès collectif inédit contre 486 personnes accusées d’appartenir au gang Mara Salvatrucha (MS‑13), dont 22 chefs historiques. Les prévenus sont poursuivis pour près de 29 000 assassinats, dont 57 commis en un seul week‑end.

Le président Nayib Bukele, présent à l’audience, a comparé ce procès de masse à celui de Nuremberg, estimant qu’il s’agit d’une étape décisive dans la lutte contre la criminalité. Le procureur décrit la Mara Salvatrucha comme un « conglomérat criminel » dont les décisions étaient prises collectivement, justifiant ainsi la procédure groupée.

Mais des ONG de défense des droits humains dénoncent une justice expéditive. Elles pointent notamment l’assimilation de victimes contraintes – comme des chauffeurs menacés par des gangs – à des complices. Antonio Palacio, fondateur de Socorro Juridico Humanitario, rappelle que « beaucoup de personnes sont poursuivies pour complicité de crimes qu’elles n’ont pas commis ».

Depuis l’instauration de l’état d’exception il y a quatre ans, environ 91 000 personnes ont été arrêtées et emprisonnées, y compris des innocents, comme l’a reconnu le chef de l’État.

Source : rfi