Quelques heures après la décision de la Cour suprême déclarant le Groupe de concertation des acteurs politiques (GCAP) illégal, une série d’arrestations a frappé les rangs de l’opposition de la Coalition.
Sur sa page Facebook, l’opposant Max Kemkoye a affirmé être suivi par des agents de l’Agence nationale de sécurité (ANS). Selon lui, ces derniers circulaient dans son quartier munis de sa photo pour identifier son domicile.
Son arrestation a ensuite été confirmée par le président du parti Les Patriotes, Dr Nassour Ibrahim Koursami, qui a dénoncé « un enlèvement » et rappelé qu’« aucun pays ne peut être gouverné par la peur ».
La présidente des jeunes du Parti Les Patriotes Florence a annoncé que « tous les présidents membres du GCAP » avaient été arrêtés et conduits à la coordination. Parmi eux, le professeur Avocksouma Djona Atchénémou, président du parti Les Démocrates, appréhendé tôt dans la matinée à son domicile, en même temps que son épouse.
Le ministère de la Sécurité publique et de l’Immigration avait publié vendredi 24 avril, un communiqué interdisant toute mobilisation sous la bannière du GCAP. Il a également mis en garde contre la marche prévue le 2 mai, jugée susceptible de « perturber l’ordre public ».
