Le président des États-Unis, Donald Trump, a assuré que « personne n’a jamais entendu parler » du Lesotho. Il défendait les coupes budgétaires massives dans l’aide des États-Unis à l’étranger devant le Congrès, mardi 4 mars. Une telle charge a provoqué de nombreuses réactions dans ce pays d’Afrique australe.
Le président des États-Unis a avancé que personne ne connaissait le Lesotho, dans son discours devant le Congrès américain, mardi 4 mars. Donald Trump, qui justifiait les coupes budgétaires massives dans l’aide des États-Unis à l’étranger, a pointé du doigt les « huit millions de dollars pour promouvoir les LGBT+ dans la nation africaine du Lesotho, dont personne n’a jamais entendu parler« .
Pourquoi les États-Unis coupent leurs aides au Lesotho ?
Donald Trump a ordonné des coupes budgétaires drastiques dans l’aide américaine humanitaire et au développement. Une décision qui s’inscrit dans le cadre d’un plan d’économies visant aussi à aligner ces programmes à la politique étrangère de Donald Trump. Dès le premier jour de son mandat, la président des États-Unis avait gelé deux milliards de dollars de financement pour une durée de 90 jours. L’Agence américaine pour le développement (USAID) a été quasi-démantelée.
Devant le Congrès, Donald Trump a énuméré d’autres aides qu’il juge inutiles, comme les « 40 millions de dollars pour des bourses d’études sur la diversité, l’équité et l’inclusion en Birmanie » ou les « 40 millions de dollars pour améliorer l’inclusion sociale et économique des migrants sédentaires », ajoutant que « personne ne sait de quoi il s’agit ».
Le président des États-Unis a aussi remis en cause les « 60 millions de dollars pour les peuples indigènes et l’autonomisation des Afro-Colombiens en Amérique centrale« .
Pourquoi le Lesotho avait-il besoin de ces aides ?
Le petit pays d’Afrique australe, peuplé de 2,3 millions d’habitants, est un bénéficiaire majeur des aides américaines ces dernières années. Après la déclaration de Donald Trump, le royaume s’inquiète de l’arrêt des aides. Les programmes de lutte contre le VIH risquent de s’effondrer, selon une trentaine de groupes issus de la société civile lors d’une conférence de presse dans la capitale Maseru.
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