7 juin 2026
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Le président béninois Patrice Talon est revenu, jeudi 18 décembre, sur la tentative de coup d’État déjouée début décembre. Il affirme qu’aucune frange significative de l’armée ni de la population n’a soutenu les mutins, qualifiant l’événement d’“attaque” menée par des “voyous” encouragés par des acteurs politiques marginaux et des soutiens extérieurs.

Le 7 décembre, des militaires avaient annoncé à la télévision nationale la destitution du chef de l’État. L’armée béninoise, appuyée par le Nigeria et la France, a rapidement neutralisé le mouvement.

Plusieurs personnes ont été tuées, tandis qu’une trentaine de militaires ont été arrêtés et inculpés pour trahison, assassinat et atteinte à la sûreté de l’État. Le lieutenant-colonel Pascal Tigri, présenté comme le chef des putschistes, reste en fuite.

Patrice Talon a souligné le rôle décisif du Nigeria, qui a mené deux frappes ciblées dans le cadre de la CEDEAO pour déloger les mutins retranchés à la base de Togbin, à Cotonou. Selon lui, cette intervention a permis d’éviter des pertes civiles et de neutraliser les blindés saisis par les insurgés