7 juin 2026
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Ousmane Sonko a brisé le silence mardi soir, 11 jours après son limogeage du poste de Premier ministre par le président Bassirou Diomaye Faye. Élu président de l’Assemblée nationale le 26 mai, il a appelé à un « dialogue constructif » pour éviter une crise.

Lors d’un point de presse à Dakar, le chef du Pastef a justifié sa rupture avec son ancien allié. Selon lui, le président Faye lui reprochait « un certain nombre de positions » sur la gestion de la dette et d’autres dossiers.

Sonko a fustigé le nouveau gouvernement de 30 ministres nommé le 1er juin, « sans assise politique ». « On ne forme pas un gouvernement à la légère », a-t-il lancé. « Nous sommes dans une situation de cohabitation. Il n’a pas un seul député. Il faut qu’on se parle », a-t-il ajouté.

Malgré ses critiques, Ousmane Sonko assure que son parti, majoritaire avec 130 députés sur 165, ne censurera pas l’exécutif. « Si Pastef le veut, dans 72 heures, ce gouvernement peut tomber. Mais nous ne le censurerons pas. Nous allons l’accompagner », a-t-il déclaré.

Il a appelé à privilégier « les intérêts supérieurs du pays » et mis en garde contre une crise de dissolution. « Personne ne viendra investir au Sénégal », a-t-il prévenu, rappelant les violences de 2021-2024.

Le président de l’Assemblée a aussi dénoncé des « provocations » contre ses partisans et demandé à la jeunesse de « rester calme ». « Mais il faut être deux pour faire la paix », a-t-il conclu.

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