14 août 2026
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Democratic Republic of Congo President Felix Tshisekedi arrives for the swearing-in ceremony of Cyril Ramaphosa at Loftus Versfeld stadium in Pretoria, South Africa, Saturday May 25, 2019. Ramaphosa has vowed to crack down on the corruption that contributed to the ruling ANC' s weakest election showing in a quarter-century. (AP Photo/Jerome Delay)

L’opposition congolaise durcit le ton. Réunie au sein du collectif « C64 », elle a appelé jeudi à une « mobilisation massive » le 22 juillet à Kinshasa pour exiger la démission du président Félix Tshisekedi.

Au cœur de la contestation : un projet de modification de la Constitution qui pourrait permettre au chef de l’État d’effectuer un 3ᵉ mandat.

Pour Jean-Marc Kabund, chef de l’opposition, cette marche vise à dire « non au coup d’État constitutionnel », « non à la confiscation de la souveraineté populaire » et « oui au respect de la Constitution ».
Il accuse le président d’avoir « trahi son serment constitutionnel » et exige sa démission.

À 63 ans, Félix Tshisekedi est au pouvoir depuis 2019. Son second mandat de 5 ans doit s’achever en 2028. Il n’a pas encore indiqué s’il promulguerait le projet de loi voté par un Parlement à majorité présidentielle visant à prolonger le mandat présidentiel.

Le C64 prévient qu’il ne participera « à aucun dialogue » tant que le président n’aura pas « renoncé publiquement et définitivement » à ce projet, accusé de « diviser la nation et menacer le pays de balkanisation ».

Les tensions entre le pouvoir et l’opposition s’intensifient à deux ans de la prochaine présidentielle prévue en 2028.