À la veille du scrutin présidentiel du 15 janvier 2026, l’Ouganda est au centre des critiques internationales. Plusieurs journalistes étrangers ont été refoulés à l’aéroport de la capitale, empêchés de couvrir l’élection. Les autorités invoquent des « irrégularités administratives », mais les organisations de défense de la presse dénoncent une volonté délibérée de museler l’information indépendante.
Selon des associations de droits de l’homme locales, des correspondants internationaux ont vu leurs demandes d’accréditation rejetées ou ont été contraints de quitter le pays.
Les reporters ougandais ne sont pas épargnés. Plusieurs ont été victimes d’agressions lors de meetings de l’opposition, notamment ceux de Bobi Wine, principal adversaire du président sortant. La coupure totale d’Internet, imposée depuis le 13 janvier, limite encore davantage la diffusion d’informations et favorise l’autocensure.
Le président Yoweri Museveni, au pouvoir depuis quatre décennies, brigue un 7ᵉ mandat.
Des ONG comme Reporters sans frontières (RSF) dénoncent une « stratégie de musellement » visant à empêcher toute observation indépendante. Les partenaires régionaux et occidentaux appellent Kampala à garantir la liberté de la presse et la sécurité des journalistes.
