12 septembre 2026
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Ce 29 mai 2025, à Abidjan, en Côte d’Ivoire, s’est déroulée l’élection du nouveau président de la Banque Africaine de Développement (BAD). Le Tchad était représenté dans cette élection par Abbas Mahamat Tolli, ancien gouverneur de la BEAC. À l’issue de cette élection, le candidat tchadien était éliminé dès le premier tour avec un faible pourcentage de 0,55 % des voix recueillies.

Cette lourde défaite a particulièrement fait réagir plusieurs internautes tchadiens, qui accusent certains responsables de la diplomatie tchadienne, considérée comme étant à « terre », d’être à l’origine de cet échec « international » d’Abbas Tolli.

Max Kemkoye, président du Parti UDD et membre du Groupe de Concertation des Acteurs Politiques (GCAP), accuse la diplomatie tchadienne de ne pas être à la hauteur pour aider le candidat tchadien.

« Mon frère Abbas Mahamat Toli, tu as le profil, l’expérience, la compétence et l’expertise, et ton programme ainsi que ta vision pour la BAD sont de haute qualité. Si tu n’as pas été élu, ce n’est pas parce que tu n’avais pas le profil, c’est juste à cause de la diplomatie sans cap actuelle de ton pays, » a souligné Max Kemkoye.

Pour Dr Nassour Koursami, président du Parti les Patriotes, le Tchad n’a pas suffisamment aidé le candidat Abbas Mahamat Toli. En s’indignant, il affirme :

« Vous avez fait votre part, mais la République vous a laissé tomber à cause de l’amateurisme de ses approches diplomatiques, » a-t-il notifié.

Si certains évoquent les problèmes liés à la diplomatie tchadienne, d’autres, comme le journaliste du journal Le Ndjampost, Kamal Koulamallah, parlent de « problèmes de rapports de force ».

« La débâcle d’Abbas Toli n’est pas une surprise, ni le fait d’un ministre incompétent. Elle est l’illustration crue de notre classement relatif dans ces rapports de force. Et ce n’est pas une équipe ou un ministre avec un bon CV qui changera cela », affirme-t-il.

Nodjihidi Franclin /Hamama Média