Par un point de presse animé ce samedi 31 mai 2025, dans la maison du quartier de Walia, dans le 9e arrondissement, les ressortissants de la sous-préfecture de Lamé par Pala s’indignent contre la gestion « calamiteuse » de la Société Nationale de Ciment (SONACIM) dans leur localité. C’est le président de ce comité de réflexion, Djoumba Tao Tafa, qui a animé ce point de presse.
Selon lui, la SONACIM a ouvert ses portes le 16 février 2012 dans la sous-préfecture de Lamé. Elle est l’œuvre du feu Maréchal Idriss Déby Itno, ayant pour objectif de « booster l’économie tchadienne » afin de permettre aux Tchadiens d’accéder à un habitat décent grâce au ciment à un coût abordable, et de changer l’image de la province du Moto Kébbi Ouest ainsi que celle du Tchad tout entier.
Mais, 13 ans d’exploitation plus tard, Djoumba Tao Tafa affirme que
« cette société n’a pas atteint les résultats escomptés, victime d’une gestion chaotique, au détriment de l’économie locale et nationale. La SONACIM est devenue la caverne d’Ali Baba pour un groupuscule qui la plonge dans une crise profonde, entraînant sa privatisation après plusieurs mois de mise en œuvre. »
Le président du comité de réflexion déplore également que « durant toutes ces années de production, le gouvernement tchadien n’a pas tenu ses engagements sociaux envers la zone productrice, comme l’exige la République. »
Face à cette situation, Djoumba Tao Tafa, au nom de tous les ressortissants de la sous-préfecture de Lamé, lance un appel à la mobilisation générale de toutes les couches sociales pour faire valoir leur dignité en tant que communauté locale.
« Nous affirmons notre ferme détermination à revendiquer désormais ce qui nous revient de droit en termes d’implication de la population, d’emplois pour les jeunes, et d’investissements sociaux pour la base. »
Pour finir, les ressortissants de la sous-préfecture de Lamé interpellent le président de la République Mahamat Idriss Déby Itno, garant du bien-être social de la population, en lui rappelant que ces conditions susmentionnées sont des préalables avant toute possibilité de redémarrage de cette société.
Florence MOKIBGUE/ Hamama Media
