A US Marine from Kilo Company of the 3rd Battalion 8th Marines Regiment looks through his scope while conducting a patrol at the Kalinoum village, west of Garmser, Helmand Province on June 23, 2012. The US-led war in Afghanistan has cost the lives of around 3,000 U.S. and allied troops, seen thousands of Afghans killed and cost hundreds of billions of dollars. AFP PHOTO / ADEK BERRY (Photo by ADEK BERRY / AFP)
Les États-Unis ont annoncé le 13 janvier avoir livré du matériel militaire au Nigeria pour l’aider dans sa lutte anti-jihadiste, quinze jours après avoir indiqué avoir ciblé certains de ces groupes lors de frappes en territoire nigérian.
Les frappes américaines ont été déclenchées après une offensive diplomatique lancée en octobre par le président américain Donald Trump qui avait accusé des groupes armés nigérians de persécuter les chrétiens, victimes d’un « génocide », et les autorités nigérianes de laisser faire. Toutes ces allégations avaient été démenties par Abuja et des analystes indépendants.
« Les forces américaines ont livré des fournitures militaires essentielles à nos partenaires nigérians à Abuja », a déclaré le Commandement des États-Unis pour l’Afrique (Africom) sur son compte X mardi. « Cette livraison soutient les opérations en cours au Nigeria et souligne notre partenariat commun en matière de sécurité », a-t-il ajouté, sans préciser la nature du matériel fourni.
Le jour de Noël, les États-Unis ont indiqué avoir mené des frappes au moyen de 16 missiles guidés, tirés depuis des drones MQ-9 Reaper évoluant à moyenne altitude et visant des combattants liés au groupe État islamique dans la forêt de Bauni, dans l’État de Sokoto (Nord-Ouest). Le lieu des frappes a intrigué les analystes, car l’insurrection jihadiste au Nigeria est principalement concentrée dans le nord-est du pays. Mais le gouvernement nigérian avait affirmé qu’elles visaient un groupe venu du Sahel.
Le pays lutte contre une insurrection jihadiste depuis 2009, principalement concentrée dans le nord-est du pays, tandis que des bandes criminelles armées appelées localement des « bandits » se sont implantées dans de vastes zones rurales du Nord-Ouest et du Centre.
L’accord sécuritaire entre les deux pays a été « renforcé », a annoncé début janvier le gouvernement nigérian, sans préciser si de nouvelles frappes américaines viseraient à nouveau des cibles dans le pays. Bien qu’Abuja reste ouverte à de nouvelles frappes américaines, les avions militaires nigérians s’appuieront désormais sur les vols de reconnaissance américains pour mener leurs propres frappes aériennes.
Avec AFP
