Lagos a confirmé, lundi 26 janvier, l’ouverture prochaine d’un procès contre des militaires accusés de tentative de coup d’État. En octobre dernier, seize officiers avaient été arrêtés pour « indiscipline », tandis que les rumeurs de complot circulaient dans la presse. À l’époque, le gouvernement avait démenti toute velléité de renversement. L’annonce de ce procès marque donc un tournant : l’armée reconnaît désormais l’existence d’un complot.
Selon le porte-parole de l’armée nigériane, l’enquête est « terminée » et a permis d’identifier plusieurs officiers soupçonnés d’avoir planifié le renversement du pouvoir. Ces derniers seront traduits devant un tribunal militaire. Aucune date n’a été communiquée et le nombre exact de prévenus reste inconnu.
L’affaire s’inscrit dans un contexte de tensions au sommet de l’État. Trois mois plus tôt, le président Bola Tinubu avait nié toute tentative de putsch, mais procédé à un vaste remaniement de l’état-major. Le général Christopher Musa, écarté puis rétabli, a finalement été nommé ministre de la Défense en décembre.
