À N’Djamena, précisément à Mokolo, site le plus redouté des travailleuses de sexe, un enseignant s’est retrouvé dans une situation insolite qui illustre les difficultés financières du mois de janvier, souvent marqué par les dépenses excessives des fêtes de fin d’année. Pris à la gorge, il a accumulé une dette de 75.000 F auprès d’une prostituée.
L’histoire prend une tournure encore plus surprenante : la femme en question n’était pas une inconnue. Elle avait autrefois été cliente de l’enseignant, avant que les rôles ne s’inversent.
Aujourd’hui, la prostituée réclame avec insistance le remboursement de la somme due. Elle met son débiteur sous pression, exigeant qu’il règle rapidement ses engagements. L’enseignant, quant à lui, attend toujours le versement de son salaire pour honorer sa dette.
Cette histoire insolite, au-delà de son aspect alarmant explique les réalités économiques auxquelles font face certains travailleurs, contraints de recourir à des crédits improbables pour traverser les périodes difficiles.
« Il est venu, il s’est plaint qu’il n’avait pas d’argent après les moments durs des fêtes. Comme je le connaissais, il passait de temps en temps, parfois deux fois par jour. Notre rendez-vous de remboursement était le 22 janvier. Et quand je lui demande, il me parle de virement. Je l’attends de pied ferme, » explique sa coquette, avec ironie.
