13 octobre 2026
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Le capitaine Roger Gabriel, officier au 1er Bataillon parachutiste basé au Camp Bagaji, a dans une vidéo fait un témoignage sur les événements de la nuit du 28 au 29 août 2026 à Niamey. Dans une déclaration diffusée le 1er septembre sur la télévision nationale Sahel RTN, il fait état d’une implication présumée du Tchad, du Bénin, de la Côte d’Ivoire, de la France et de la CEDEAO dans la tentative avortée contre la base 101.

« Tirs au domicile et déploiement au 2ème pont »

Selon son récit, l’officier a été réveillé par des tirs. Après avoir alerté sa hiérarchie, il a reçu l’ordre de sécuriser le Camp Bagaji dans l’hypothèse d’une attaque terroriste, puis de déployer ses hommes au deuxième pont.

C’est là que ses éléments lui ont signalé le passage de la garde présidentielle vers la base aérienne. Le capitaine Gabriel dit avoir contacté des officiers de la garde, dont les capitaines Mustapha et Mekibi. Ce dernier lui aurait transmis, après consultation du général Hebro, la consigne de maintenir la position en attendant la garde nationale.

Des appels du Tchad et de l’étranger

Plus tard, des officiers du BSR COS lui auraient demandé des renforts autour de la base aérienne. Après en avoir référé à sa hiérarchie, il affirme avoir compris qu’il s’agissait d’un affrontement entre le BSR COS et la garde présidentielle, et dit avoir refusé d’intervenir.

En début de matinée, le capitaine rapporte avoir reçu plusieurs appels. Il cite notamment le colonel Hassan Adam, officier tchadien, qui se serait enquis de la situation et aurait évoqué une possible intervention depuis le Tchad avec l’appui de forces spéciales étrangères.

Il mentionne également des appels en provenance de France, de Dubaï et de Belgique auxquels il n’a pas répondu, des messages WhatsApp de M. Hamid Ngadé et du colonel Seydina, ainsi qu’un message du chef d’état-major de l’armée de l’air du Tchad évoquant une intervention. Il affirme avoir rendu compte de l’ensemble à sa hiérarchie.