Dans un communiqué daté du 12 juin 2026, Issa Tchiroma Bakary, annonce le dépôt de plaintes pénales auprès du Tribunal judiciaire de Paris. Selon le communiqué intitulé « Présidence élue de la République », deux plaintes ont été déposées auprès du Procureur de la République près du Tribunal judiciaire de Paris sur le fondement de la compétence universelle. Elles visent « les auteurs de la répression visant des Camerounais revendiquant le respect de la vérité des urnes » après le scrutin présidentiel du 12 octobre 2025.
Le texte fait état de « massacres et autres actes de répression perpétrés contre des concitoyens dont le seul crime aux yeux de l’oppresseur est la revendication de la vérité des urnes ». Il mentionne des « milliers de Camerounais illégalement détenus depuis plus de sept mois dans des conditions effroyables » et cite les cas d’Anicet Ekané et de Souleyman Tobi, présentés comme victimes de « traitements inhumains et dégradants ». Une action d’assistance judiciaire et humanitaire serait coordonnée par Me Alice Nkom, citée comme porte-parole.
Le signataire explique que cette saisine intervient « en raison des nombreuses obstructions, encore persistantes, au dépôt d’une plainte au Cameroun ». L’objectif affiché est de permettre aux « rescapés et aux familles des victimes des exactions commises » d’obtenir justice devant un tribunal « indépendant, impartial et neutre ».
Le communiqué critique la justice camerounaise, qualifiée d’ »inféodée au régime usurpateur », et annonce que la « prochaine étape sera orientée vers d’autres instances internationales compétentes en matière de détention arbitraire, de restrictions illégales des droits et libertés, et d’atteintes aux droits de l’Homme ».
Les faits évoqués renvoient au scrutin présidentiel du 12 octobre 2025 et aux manifestations post-électorales qui ont suivi. Le signataire revendique une « victoire historique et populaire » et accuse le « régime illégal et illégitime de Yaoundé » d’avoir orchestré une « répression sauvage et brutale ».
