Au Cameroun, les autorités ordonnent une vaste opération de fermeture des églises illégales. La mesure touche notamment les églises dites de réveil n’ayant pas obtenu le décret présidentiel pour être fonctionnelles. D’après le gouvernement, plusieurs dérives allant jusqu’à l’extorsion des fidèles sont enregistrées au sein de ces églises.
Depuis juillet dernier, le ministère de l’administration territoriale en collaboration avec les chefs de village, de quartiers et de bloc, les services de renseignements ont mené des enquêtes sur les promoteurs des églises de réveil et leurs activités.
615 chapelles et paroisses ont été recensées dans l’arrondissement de Yaoundé 4. Une prolifération qui s’accompagne de pratiques telles que des prête-noms ou encore de sous-traitances du décret présidentiel légalisant les associations religieuses.
Selon le inistère de l’administration territoriale, seules 47 associations religieuses sont autorisées à exercer au Cameroun.
Mais de récentes statistiques font état de plus de 3 millions de Camerounais membres des églises de réveil, la plupart de leurs promoteurs sont dans l’illégalité selon Paul Atanga Nji, ministre de l’administration territoriale.
