Le ministère d’État chargé de l’Administration territoriale et de la Mobilité a suspendu 247 associations sur l’ensemble du pays, selon un arrêté signé le 12 mai 2026 par le ministre Emile Zerbo.
La mesure prend effet immédiatement. Elle vise les organisations qui n’ont pas mis à jour leurs instances dirigeantes, comme l’exigent leurs statuts et la loi burkinabè. Concrètement, ces structures ne peuvent plus mener d’activités courantes. Seules les démarches administratives pour se mettre en règle restent autorisées.
Cette vague de suspensions s’appuie sur la loi relative aux libertés d’association adoptée en juillet 2025. Pour le ministère, l’objectif est clair : remettre de l’ordre et s’assurer que les associations reconnues respectent bien le cadre légal.
La suspension sera levée au cas par cas, dès que l’organisation présentera une attestation officielle prouvant le renouvellement régulier de ses organes de direction.
Avec 247 structures concernées, l’effet se fera sentir dans plusieurs secteurs : jeunesse, culture, développement local, aide humanitaire. Jusqu’à régularisation, leurs projets et activités de terrain sont à l’arrêt. Le gouvernement insiste sur le caractère temporaire de la mesure. Pour les autorités, il s’agit moins de sanctionner que de forcer la conformité et de renforcer la transparence du tissu associatif.
