Lancée le 22 mai 2025 à l’hôtel Radisson Blu par le Ministre d’État, Secrétaire général à la Présidence, la 2e édition des Journées du Chargeur Tchadien se poursuit ce vendredi 23 mai 2025. Placée sous le thème : « Ports, corridors et hinterland : optimisation des opérations pour une logistique durable et résiliente », cette édition vise à identifier des stratégies pour améliorer la fluidité du secteur des transports au Tchad, notamment à travers les ports des pays voisins.
Un débat sur « l’état des lieux et les perspectives des plateformes portuaires du Cameroun après la première édition des Journées du Chargeur Tchadien » a été organisé ce vendredi 23 mai.
Ce panel, composé de Moustapha Nour Mahamat, Owow Ndi Bertrand, conseiller technique du Port Autonome de Douala, ainsi que de Kevin Charles et Léonel Boutek, a permis d’éclairer les participants sur la situation actuelle et les perspectives du secteur portuaire.
Selon Moustapha Mahamat Nour, le Port Autonome de Douala « constitue une porte d’entrée et de sortie essentielle pour le commerce extérieur du Tchad. » Il insiste sur la nécessité de rechercher en permanence des stratégies pour améliorer son accessibilité aux chargeurs tchadiens. Étant donné le développement économique du Cameroun et son rôle stratégique dans la région, il est crucial d’explorer comment les ports peuvent répondre aux besoins croissants du commerce interétatique et international.
Il précise que l’objectif de ce panel sur l’état des lieux et les perspectives après la première édition des Journées du Chargeur Tchadien est d’évaluer la situation, d’analyser les retombées de l’événement, d’en tirer des enseignements pour l’amélioration des infrastructures et des services, et d’ouvrir des perspectives d’avenir.
De son côté, Owow Ndi Bertrand, conseiller technique du Port Autonome de Douala, indique que depuis la première édition, plusieurs améliorations ont été apportées pour » faciliter l’acheminement des marchandises vers le Tchad. » Il souligne que les recommandations formulées lors de la première édition ont été majoritairement (80%) mises en œuvre, grâce à la volonté conjointe de la ministre des Transports, du directeur général du COC Tchad, ainsi que des responsables du Port Autonome de Douala.
En ce qui concerne les perspectives d’avenir, Owow Ndi Bertrand met en avant l’importance des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (NTIC). Il souligne qu’elles peuvent jouer un rôle déterminant dans le transport des marchandises, notamment en permettant aux commerçants de passer des commandes depuis Douala sans avoir à se déplacer, améliorant ainsi la rapidité et l’efficacité des opérations.
Plusieurs participants ont activement contribué par des propositions des pistes de solutions pouvant permettre l’amélioration des conditions de travail du chargeur tchadien, notamment en éliminant les diverses barrières anarchiques qui compliquent et rendent de plus en plus difficile le transport des marchandises.
Nodjihidi Franclin/Hamama Média
