14 août 2026
00580785_9adf9835cfba462fcd4fec6fefb8a47c_arc614x376_w1200

Depuis 6 ans, Gaston vit en concubinage avec Mirabelle au quartier Chagoua, dans le 7e arrondissement de N’Djaména. Le couple a trois enfants : une fille et deux garçons. Mais malgré toutes ces années, le jeune homme d’une trentaine d’années ne s’est toujours pas présenté chez ses beaux-parents pour honorer la dot et les pratiques coutumières.

Les parents de Mirabelle, 28 ans, ont pourtant réclamé à plusieurs reprises le versement de la dot. Face à la pression, Gaston promettait à chaque fois qu’« une situation est en cours » et qu’il s’acquitterait de son engagement dès réception.

Sauf que l’espoir de Gaston repose sur un pari pour le moins risqué : gagner le gros lot au Pari Mutuel Urbain, le PMU. C’est du moins ce qui est parvenu aux oreilles de la belle-famille.

Excédé, le père de Mirabelle a convoqué son futur gendre chez le chef de quartier. Il lui a accordé un délai de deux mois pour verser la dot.

Depuis cette convocation, l’ambiance s’est détériorée. Devenu agressif envers sa compagne, Elysée rentre désormais tard la nuit et ressort tôt le matin, sans même prendre le petit-déjeuner.

Il soupçonne aussi son ami et confident Alexis de l’avoir dénoncé auprès de sa belle-famille. En résultat, les deux hommes, autrefois inséparables, ne se parlent plus.

Ce fait divers illustre un phénomène de plus en plus répandu à N’Djamena. Les jeux de hasard attirent jeunes, retraités, chômeurs et même des femmes, tous en quête d’une cagnotte qui changerait leur vie.

Mais derrière l’espoir du gain facile, ce sont parfois des couples et des familles qui se déchirent.

Lamana Désiré, Hamama Média