Depuis presqu’une décennie, l’on constate une montée en puissance de nombre des filles-mères dans de nombreux ménages de la ville de Ndjamena. Elles sont généralement âgées de 14 à 18 ans. Les unes sont divorcées, d’autres des grossesses insdésirées.
Cette situation est dûe à la précocité sexuelle de beau nombre de jeunes de nos jours d’une part et aussi à la responsabilité des certains parents qui obligent et forcent leurs filles au mariage.
La majorité de ces jeunes filles face à ce phénomène sont obligées de quitter les bancs de l’école et se retrouvent face à un avenir bien plus compliqué.
Face à cette situation qui prévaut, nous avons eu à rencontrer certaines de ces filles-mères et aussi quelques parents qui nous livrent leurs impressions.
Pour les unes ce phénomène est dû à la non maîtrise du cycle menstruel et aussi « n’ayant pas eu une bonne éducation sexuelle « , les autres se disent être victimes des mariages arrangés ou forcés.
Quant aux parents, l’accent est beaucoup plus mis sur l’évolution du monde digital, qui selon eux est l’un des facteurs parmi tant d’autres qui detoune les jeunes filles adolescentes du droit chemin.
Pour pallier cette situation, l’État doit s’investir à travers les associations féminines pour sensibiliser les jeunes filles sur l’éducation sexuelle et aussi la protection des jeunes filles face au phénomène du mariage forcé.
