16 octobre 2026
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L’Organisation mondiale de la santé (OMS) alerte sur des politiques fiscales jugées insuffisantes face aux dommages sanitaires liés aux boissons sucrées et à l’alcool. Selon l’agence, la faible taxation rend ces produits de plus en plus accessibles, favorisant obésité, diabète, maladies cardiovasculaires, cancers et violences.

Si 116 pays imposent des taxes sur les boissons sucrées, de nombreux produits très riches en sucre échappent encore aux dispositifs. Concernant l’alcool, les droits d’accise n’ont pas suivi l’inflation, rendant la bière et les spiritueux plus abordables : la médiane mondiale atteint seulement 14 % pour la bière et 22,5 % pour les spiritueux. Le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, plaide pour une réforme fiscale ambitieuse afin de réduire la consommation nocive et financer les systèmes de santé. Une initiative mondiale vise à augmenter les prix réels de ces produits d’ici 2035, avec un soutien majoritaire de l’opinion publique.

Mpox : un essai clinique continental
Depuis début 2024, plus de 61 000 cas de mpox et près de 300 décès ont été recensés dans 32 pays africains. Pour y faire face, un essai clinique baptisé MOSA évalue des options thérapeutiques, alors qu’aucun antiviral spécifique n’existe. L’étude, lancée en République démocratique du Congo, repose sur un protocole randomisé et en double aveugle. Après l’inclusion de 50 patients, un comité indépendant a recommandé la poursuite des essais, sans signal de sécurité préoccupant. Le programme doit désormais s’étendre à d’autres pays, dont l’Ouganda.

Fièvre de Lassa : un vaccin en phase 1
Un essai clinique mené par l’Université d’Oxford marque une avancée contre la fièvre de Lassa, endémique en Afrique de l’Ouest. En 2026, le Nigeria a déjà enregistré plus de 900 cas confirmés et environ 170 décès. Le candidat vaccin, basé sur la plateforme ChAdOx1, a été administré pour la première fois à un volontaire sain au Royaume-Uni. Soutenu par la Coalition for Epidemic Preparedness Innovations, l’essai évalue la sécurité du vaccin et sa capacité à induire une réponse immunitaire. Trente et un volontaires participent à cette première phase, qui sera étendue au Ghana. Parallèlement, des investissements renforcent les capacités cliniques et diagnostiques au Nigeria et dans la région.

Kenya : sécheresse et insécurité alimentaire
Depuis fin 2024, seules 30 à 60 % des précipitations moyennes ont été enregistrées, provoquant la saison la plus sèche depuis 1981 dans certaines zones de l’est du pays. La crise touche 23 comtés, dont Mandera en phase critique. Les zones pastorales sont particulièrement affectées, avec une dégradation des pâturages, une baisse de productivité du bétail et des déplacements accrus à la recherche d’eau. Les autorités estiment que les besoins en assistance resteront élevés au moins jusqu’au premier semestre 2026 et appellent à reconnaître officiellement la sécheresse comme catastrophe nationale.

RDC : fièvre typhoïde à Popokabaka
En République démocratique du Congo, une épidémie de fièvre typhoïde sévit dans le territoire de Popokabaka, province du Kwango. Plus de 350 cas ont été signalés, dont 44 perforations intestinales et 11 décès. Douze des trente zones de santé locales sont déjà affectées. Les autorités locales demandent l’envoi urgent de médicaments et d’équipes spécialisées. Transmise par l’eau et les aliments contaminés, la fièvre typhoïde reste une cause majeure de morbidité dans les zones à faible couverture sanitaire, avec environ 9 millions de cas et 110 000 décès par an dans le monde.

Afrique du Sud : lutte contre la fièvre aphteuse
Enfin, l’Afrique du Sud a annoncé l’importation de vaccins depuis l’Argentine, la Turquie et le Botswana pour contenir une flambée de fièvre aphteuse. Le gouvernement a prévu un budget de 1,8 milliard de rands (environ 109 millions de dollars) pour l’achat de vaccins d’ici avril 2026. La maladie, qui touche les animaux à sabots fendus, menace gravement les filières viande et lait. Les pertes commerciales liées à la fièvre aphteuse sont estimées à 5 milliards de rands sur un an. La production nationale de vaccins devrait reprendre progressivement.

Avec Agence Ecofin