Plusieurs cas de choléra ont été récemment enregistrés dans la province du Barh El-Gazal, suscitant l’inquiétude des habitants et des autorités sanitaires.
Cette maladie, transmise par l’eau ou les aliments contaminés, continue de menacer la santé publique, notamment dans les zones où l’accès à l’eau potable et à des latrines propres reste limité.
Selon les informations recueillies auprès du centre de santé de Moussoro, plusieurs personnes présentant des symptômes de diarrhée aiguë, de vomissements et de fièvre ont été admises pour des soins d’urgence. Grâce à une prise en charge rapide, la majorité des patients ont pu être réhydratés et stabilisés.
« Nous appelons la population à ne pas attendre ni à se tourner vers les marabouts. Dès l’apparition des symptômes, il faut se rendre immédiatement à l’hôpital ou au centre de santé le plus proche », a déclaré un agent de santé local.
Les spécialistes rappellent que le choléra se soigne facilement si la personne est traitée à temps. En revanche, le retard de prise en charge peut entraîner des complications graves, voire mortelles.
Pour freiner la propagation de la maladie, plusieurs mesures sont recommandées :
Utiliser systématiquement les latrines et éviter la défécation à l’air libre ;
Boire uniquement de l’eau potable ou bouillie ;
Laver régulièrement les mains avec de l’eau propre et du savon, surtout avant de manger et après être allé aux toilettes ;
Nettoyer et couvrir les aliments, les cuire soigneusement et éliminer les eaux stagnantes.
Les autorités sanitaires poursuivent les campagnes de sensibilisation dans les villages et écoles de la région afin d’encourager les bons gestes d’hygiène. La population est également invitée à signaler tout cas suspect au personnel de santé le plus proche.
En cas de diarrhée, de vomissements ou de fièvre, le centre de santé est le seul lieu sûr pour recevoir les soins nécessaires. Aller chez un marabout, c’est risquer sa vie.
Nekarmbaye Roseline / Hamama média
