16 octobre 2026
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Habituellement, pour la ville de Laï et ses alentours, les premières cultures précoces comme le sorgho, l’arachide se font en début du mois de mai et le riz en fin mai, début juin. 

Mais cette année, la tendance a basculé. Les moments qui sont consacrés au premier sarclage sont encore pour le labour. Les raisons, manque des eaux de la dame pluie. Après cette lustre attente de la pluviométrie, cette saison laisse planer le doute dans les têtes des paysans.

Cependant l’espoir renaît à petit feu car ces derniers jours avec quelques grosses pluies qui continuent par se faire enregistrer, la terre se couvre peu à peu de verdure. Ainsi, les regards sont tournés à l’aurore vers les champs.

Chacun hâte les pas pour labourer afin d’échapper à une autre rupture pluviale.

Une saison pas comme les autres, explique RIMBARDÉ ESAÏE père de famille rencontré dans son champ. Il renchérit qu’avec cette complication pluviométrique il ne serait pas évident d’attendre vu que le temps passe et bientôt en juillet, il ne sera pas facile de faire les cultures, martèle-t-il.

KOUDJINÉ PHILIPPE quant à lui, trouver les bœufs d’attelages pour le travail est un véritable casse-tête chinois. Car, les animaux n’ont plus de force pour travailler parce qu’ils n’ont pas trouver assez d’herbes à brouter. Parfois il faut faire recours aux tractoristes. Mais, trouver ces derniers c’est aussi compliqué puisque les tracteurs lorsqu’il y a inondations, peuvent facilement s’enfoncer.

Pour lui, ces machines pourraient être subventionnées par le gouvernement pour permettre aux producteurs d’échapper à l’insécurité alimentaire comme cette année.

Interrogé à son tour sur ce que les producteurs doivent faire pour éviter de subir les conséquences de ce retard, le chef de secteur départemental de l’agence nationale de développement rural (ANADER) de la Tandjilé -Est DJIBET NICKSON NGARNAÏSSEM demande aux producteurs de semer à la fois le cycle court et long.

De tout ce qui précède, il faut dire que pour moment, les paysans s’activent ça et là pour ne pas rater. Car disent-ils, croiser les bras devant les caprices de la pluie risquera d’empirer la vie de la population l’année prochaine.

Kalbam Denis Barma