À Moundou, le sel, ingrédient indispensable à la préparation des sauces, est devenu une denrée rare et chère. Du grand marché au marché Guelmbague, le constat est le même : fini les ventes au détail à 25, 50 ou 75 francs.
Le prix du sac est passé de 3 500–3 750 francs à 14 500–15 000 francs. Le demi-koro atteint désormais 2 500 francs, tandis que le demi-colis (« roubou ») grimpe de 250 à 1 250 francs. Même le verre de 50 ou 100 francs se vend aujourd’hui à 250 francs.
Les détaillants, surpris par cette hausse brutale, affirment ne plus réaliser aucun bénéfice. « Il ne sert plus à rien d’acheter pour revendre », déplore Mbaitelssem Aimé, vendeur au marché Guelmbague, qui s’interroge sur l’inaction de la chambre de commerce.
Les consommateurs, eux, appellent les autorités à intervenir rapidement pour atténuer les conséquences de cette flambée sur les ménages, en particulier les plus démunis.
Tarmadji Fortune, correspondante à Moundou
