Enlevé dans la nuit du 5 au 6 janvier 2026 au village Gadang, dans la sous-préfecture de Salmata (département de la Nanaye, province du Mayo-Kebbi Ouest), Minganoudji Samson, 50 ans et père de six enfants, a été libéré par ses ravisseurs dans l’après-midi du lundi 26 janvier 2026.
La victime a été retrouvée aux abords du parc national de Sena Oura, à la frontière entre le Tchad et le Cameroun. Sa libération est intervenue grâce à la pression exercée par les forces de défense et de sécurité, appuyées par les autorités administratives, traditionnelles et la mobilisation des populations locales.
Le lendemain, mardi 27 janvier, l’ancien otage a été présenté officiellement aux autorités à la résidence du préfet du département de la Nanaye, Kalmaïbé Maye Romkeuh, en présence du sous-préfet de Gagal rural, Waboutou Gaston, du maire adjoint de Gagal, Tognoudji Taobaye, ainsi que des responsables des forces de défense et de sécurité.
Dans son témoignage, Minganoudji Samson a affirmé avoir subi de graves sévices durant sa détention. Ses ravisseurs le déplaçaient régulièrement entre le Tchad et le Cameroun, notamment dans la zone du parc de Sena Oura, afin d’échapper aux recherches.
Le préfet de Nanaye a rappelé que l’attaque du village Gadang avait coûté la vie à un habitant et grièvement blessé un autre, actuellement hospitalisé à Moundou. Il a également évoqué la difficulté des opérations de recherche, compliquées par des complicités locales présumées. Tout en saluant l’engagement des forces de sécurité et la solidarité des populations, il a appelé à une vigilance accrue dans les zones frontalières exposées aux groupes criminels.
Très affaibli par les mauvais traitements subis, Minganoudji Samson a été admis au district sanitaire de Gagal pour recevoir des soins appropriés.
Tchédjolbé Jean-Claude, Correspondant à Pala
