La consommation des boissons frelatées prend de plus en plus une place importante dans le milieu jeune du Mayo-Kebbi Ouest. Appelées vulgairement »n’guérek » ou »Léda », ces boissons ayant un degré plus haut, ont non seulement emporté les jeunes mais aussi et surtout les femmes.
Même celles qui sont sous le feu du projecteur des instructions médicales consomment aisément les boissons frelatées (Maklan, bulet, baron, leader, Majesté, Midori, tombo-tombo…)
De la ville de Pala jusqu’au fin fond du village de la province du Mayo-Kebbi Ouest, les preuves sont palpables.
Ces boissons généralement importées du Cameroun voisin, sont installées dans les marchés, devant les bars dancing, les cabarets, etc.
D’autres familles préfèrent accueillir les visiteurs avec les frelatées en lieu et place du thé ou de l’eau pour les uns et de la bière locale pour les autres.
Ces boissons en sachet sont parfois vendues clandestinement dans les milieux éducatifs et religieux. Plusieurs centaines de cartons de cet alcool sont vidés par jour au Mayo-Kebbi Ouest.
Alors l’on s’interroge si la province du Mayo-Kebbi Ouest, considérée à l’échelle nationale comme une province la plus scolarisée du pays, peut-elle l’être dans les 10 prochaines années si jamais la jeunesse ne se méfie pas de la consommation abusive des frelatées ?
Ce véritable sujet est aussi constaté dans certaines provinces du Tchad. C’est pourquoi le gouvernement doit prendre sa responsabilité en interdisant la vente des frelatées et en déployant des personnes de bonne moralité pour empêcher l’entrée de ces boissons qui sont souvent source des négociations dans les frontières. Sinon la jeunesse meurt à petit feu.
TCHEDJOLBE JEAN-CLAUDE
