Inauguré en grande pompe le 29 mars 2024 par le ministre de la Santé publique et de la Prévention, Dr. Abdelmadjid Abderrahim, l’hôpital moderne d’Ati peine toujours à ouvrir ses portes. Pourtant, ce complexe hospitalier, dont la construction a coûté plus de six milliards de francs CFA, est censé offrir des services de santé de qualité à la population de la province du Batha.
Mais plusieurs mois après son inauguration, l’établissement reste non fonctionnel. Cette situation suscite de vives inquiétudes et interrogations parmi les habitants : manque de matériel médical ou problème administratif ? Les autorités n’ont toujours pas apporté de réponse claire à cette question.
En attendant que le nouvel hôpital soit opérationnel, la population doit se contenter de l’ancien centre hospitalier, qui souffre de graves carences. Il ne dispose ni d’une banque de sang pour les transfusions, ni d’un service de radiographie, ni d’une salle de réanimation. Quant au service de maternité, il est mal équipé, exposant les femmes enceintes à de nombreux risques lors de l’accouchement.
Autre problème alarmant : le manque de professionnels qualifiés. Une grande partie du personnel hospitalier est constituée de stagiaires, qui, faute d’encadrement, se retrouvent seuls à assurer les soins, surtout la nuit. Cette situation pousse de nombreux patients à se tourner vers des alternatives risquées, comme les soins chez des docteurs ambulants, tels que Dr. Chokou, malgré les dangers que cela représente.
Les habitants du Batha s’indignent : comment justifier la construction d’une infrastructure aussi coûteuse pour la laisser à l’abandon ? L’hôpital moderne d’Ati est-il destiné à soigner la population ou à servir d’enclos pour les animaux errants ?
Face à cette situation préoccupante, la population appelle les autorités compétentes à prendre leurs responsabilités pour rendre ce centre hospitalier fonctionnel dans les plus brefs délais. La santé des citoyens du Batha ne peut plus attendre !
