6 novembre 2026
Prestation-serment-Mahamat-Idriss-Deby

Élu président de la République après les élections du 6 mai 2024, le Maréchal Mahamat Idriss Déby a été investi dans ses fonctions le 21 mai 2024 en tant que 7e président de la République du Tchad. Un an plus tard, quel bilan peut-on faire en matière politique, sociale, économique, en droits de l’homme et autres domaines pour le peuple tchadien ? 

Le bilan de la première année du mandat de Mahamat Idriss Déby Itno en tant que président du Tchad révèle des avancées, mais aussi des défis persistants dans plusieurs domaines clés.

Sur le plan politique, la stratégie de « main tendue » adoptée par le président a permis un certain apaisement et le retour de quelques opposants et exilés. Pour plusieurs observateurs, cela marque une « volonté d’inclusivité et de réconciliation nationale. »

Cependant, l’absence de certains leaders politiques et le refus de plusieurs groupes politico-militaires de rentrer soulignent les limites de cette approche. La consolidation d’un dialogue national inclusif reste essentielle pour garantir une stabilité politique durable.

La situation sociale est préoccupante, notamment en ce qui concerne le coût de la vie. La hausse des prix des denrées alimentaires met à mal le pouvoir d’achat des Tchadiens. Les efforts du gouvernement pour stabiliser les prix et améliorer l’accès aux biens essentiels n’ont pas encore porté leurs fruits. De plus, le secteur de la santé est en crise, avec un accès limité aux soins médicaux pour la majorité de la population. Les disparités dans l’accès aux services de santé entre les riches et les pauvres sont alarmantes et nécessitent une attention urgente.

Fortement dépendante du pétrole, l’économie tchadienne doit être diversifiée pour assurer une croissance durable. Les initiatives visant à développer d’autres secteurs comme l’agriculture et le commerce sont cruciales. Toutefois, des efforts concrets doivent être déployés pour intégrer ces secteurs dans une stratégie économique globale qui profite à l’ensemble de la population.

La situation des droits de l’homme reste préoccupante. La peur et l’insécurité persistent parmi la population, c’est ce qui entrave la liberté d’expression et de mouvement. Le gouvernement doit renforcer ses engagements envers les droits fondamentaux et créer un environnement où les citoyens se sentent en sécurité pour exprimer leurs opinions sans crainte de répression et surtout l’arrestation de quelques hommes politiques.

Bien que le Président Mahamat Idriss Déby ait initié des mesures positives pour favoriser le dialogue politique et répondre à certaines préoccupations sociales, des défis majeurs subsistent. L’amélioration des conditions de vie des Tchadiens nécessite des actions concrètes et soutenues dans les domaines économique, social et des droits humains.

La rédaction