8 mars 2026
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Dans une déclaration faite ce mercredi 16 avril 2025, le Groupe de Concertation des Acteurs Politiques (GCAP) exprime son indignation face aux conditions de vie difficiles et à l’insécurité préoccupante que subissent quotidiennement les Tchadiens.

Au cours de cette déclaration, plusieurs sujets ont été abordés, notamment la transition politique, l’insécurité, la cherté de vie et bien d’autres.

Pr Avoksouma Djona Atchénemou, l’un des porte-parole du GCAP, a souligné que la période de transition au Tchad, en comparaison avec d’autres pays comme le Burkina Faso, le Niger, le Mali et le Gabon, est une des plus catastrophiques en ce qui concerne la vie chère, la situation des droits de l’homme et la sécurité. Il a précisé : « Certains pays, tels que le Burkina Faso, le Mali, le Niger et le Gabon, ont effectivement connu des coups d’État, mais les conséquences ne sont en rien comparables à celles que nous avons vécues : 0 mort au Burkina Faso, 0 mort au Mali, 0 mort au Niger et 0 mort au Gabon ». « Là-bas aussi c’est des peuples exaspérés qui sont révoltés, pourquoi tant de victimes innocentes de notre pays »? S’interroge t-il.

Concernant la sécurité des Tchadiens et de leurs biens, Pr Avoksouma Djona Atchénemou a dénoncé l’inaction des autorités compétentes. « L’insécurité est devenue un phénomène quotidien, même en période de grande piété comme le Ramadan. Les vols à main armée sur des citoyens innocents sont fréquents. Même certains agents censés garantir la sécurité se transforment en bandits pour commettre des actes répréhensibles au lieu de protéger la population. »

La cherté de la vie, qui affecte la majorité des Tchadiens, a également suscité la réaction du porte-parole du GCAP. « Les prix continuent d’augmenter de manière alarmante et, manifestement, aucune solution n’est en vue. Les autorités passent leur temps à faire des promenades sur les marchés au lieu de trouver des solutions », a déploré le Pr Avoksouma Djona Atchénemou.

Face à cette situation, le GCAP s’engage à rédiger un rapport général sur la transition, qu’il considère comme « quatre longues années de malheur pour les Tchadiens. »

Nodjihidi Franclin /Hamama Média