15 octobre 2026
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À l’approche de l’élection présidentielle prévue le 28 décembre, le président de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), Cellou Dalein Diallo, a annoncé que son parti ne soutiendra aucun candidat. Dans une déclaration publique, il a qualifié le processus en cours de « deuxième coup d’État orchestré par Mamadi Doumbouya contre le peuple ». 

Selon lui, le scrutin n’aura rien d’une véritable élection mais constituera une « mascarade » destinée à légitimer la confiscation du pouvoir. Diallo dénonce une organisation contrôlée par le ministère de l’Administration du territoire, dirigé par un général placé sous l’autorité directe du chef de l’État. Il rappelle que préfets, sous-préfets et responsables locaux sont majoritairement des militaires ou policiers nommés par décret, donc dépendants de Doumbouya. 

Le leader de l’UFDG justifie son boycott par les violations massives des droits humains qu’il attribue au régime : assassinats de manifestants, décès suspects en détention, disparitions forcées, arrestations arbitraires et tortures. Il cite notamment les cas de Fonike Mengué, Billo Bah, Habib Marouane Camara, ainsi que la mort suspecte du général Sadiba Koulibaly. 

Face à cette situation, Diallo appelle ses militants et l’ensemble des citoyens à s’abstenir pacifiquement du vote, considérant cette abstention comme un acte de résistance et de patriotisme. « Refuser de participer, ce n’est pas fuir le combat, c’est défendre la République et ses valeurs », a-t-il affirmé. 

Il conclut en réaffirmant que la Guinée mérite des institutions fortes et des dirigeants intègres issus d’élections inclusives, libres et transparentes. L’UFDG, promet-il, restera aux côtés du peuple pour poursuivre le combat jusqu’au triomphe de la démocratie et de l’État de droit.