Les posters géants du candidat de la coalition pour Un Tchad Uni lors de la dernière présidentielle continuent d’occuper l’espace public, ce qui soulève des interrogations sur la transparence et l’équité des futures élections législatives, provinciales et communales.
Les craintes exprimées par les maires et responsables communaux de retirer ces affichages sont révélatrices d’un climat de pression et d’incertitude. Le fait qu’ils appartiennent au parti au pouvoir les place dans une position délicate, où le maintien de leur poste semble conditionné par leur conformité aux attentes du parti dominant.
Des questions concernant le refus des communes de retirer les images des candidats passés sont légitimes. Il est crucial de comprendre si des arrangements financiers ont été faits pour la location de ces espaces publicitaires, et si cela influence la décision des maires.
De plus, la question de la capacité de l’Agence Nationale de Gestion des Élections (ANGE) à faire respecter le code électoral est primordiale. En tant qu’organe indépendant, l’ANGE doit disposer des ressources nécessaires pour assurer une régulation efficace et équitable du processus électoral.
Pour garantir la transparence et prévenir les conflits, il est essentiel que toutes les parties prenantes, y compris les autorités communales et l’ANGE, travaillent ensemble pour établir un cadre électoral juste. Cela nécessite non seulement une volonté politique, mais aussi un engagement ferme à respecter les normes démocratiques et à protéger les droits des candidats et des électeurs.
Lamana Nadji Désiré
