16 mai 2026
Bache 1

Être un opposant au Tchad n’est pas chose facile et demeure un défi toujours à relever. Depuis l’avènement de la démocratie qui a permis le multipartisme, plusieurs partis politiques se sont déclarés opposants face au parti au pouvoir, mais rares sont ceux qui maintiennent cette position jusqu’aujourd’hui.

Après plus de trois décennies de la démocratie au Tchad, la galère des opposants au Tchad continue son bon chemin. Face à cette précarité, certains de « peu de foi » ont rapidement changé leur casquette et sont devenus des « politiciens gombistes. »

Ceux qui se faisaient hier comme des farouches opposants, des dénonciateurs, des démocrates, des libérateurs et bien d’autres surnoms, sont devenus aujourd’hui des « lècheurs de bottes, » des politiciens « gombistes » qui ne protègent que leurs intérêts en oubliant leur engagement vis-à-vis de leurs militants, partisans et sympathisants.

Les hommes politiques au Tchad, la majorité, sont devenus des « stratèges » en politique. Ce qui compte pour eux, c’est de dupér leurs militants, « bavarder » pour se faire entendre, afin de enfin trouver un poste de responsabilité.

À côté de ceux qui se disent « opposants, » quelques minorités demeurent loyaux et continuent à se faire entendre malgré leur condition précaire et le climat politique parfois tendu. Ces « vrais opposants » continuent à défendre l’intérêt collectif des Tchadiens et font grandir la démocratie dans notre pays.

Nodjihidi Franclin/Hamama Média