15 octobre 2026
afp__20251127__86cj3fy__v2__highres__topshotgbissaupoliticselectionunrestcoup-scaled

Deux jours après le coup d’État en Guinée-Bissau, les militaires poursuivent la mise en place de leur transition. Vendredi 28 novembre, le général Horta N’Tam, investi la veille président de la République de transition pour un mandat d’un an, a nommé par décret Ilidio Vieira Té Premier ministre et ministre des Finances. Ce dernier, ancien ministre des Finances du président déchu Umaro Sissoco Embalo, cumule désormais les deux fonctions.

L’Union africaine a réagi en suspendant la Guinée-Bissau de toutes ses instances, dénonçant la prise de pouvoir par les militaires et le renversement du chef de l’État élu. À Dakar, le président déchu a trouvé refuge, tandis que le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a qualifié le putsch de « combine » destinée à interrompre le processus électoral, dont les résultats des présidentielles et législatives du 23 novembre étaient attendus.

Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Türk, a pour sa part exprimé son inquiétude face aux « violations des droits de l’Homme » et signalé qu’au moins 18 personnes, parmi lesquelles des membres du gouvernement, des magistrats et des opposants, ont été arbitrairement détenues depuis mercredi.