16 octobre 2026
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Dans une déclaration rendue publique ce vendredi à Yaoundé, le président du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), Maurice Kamto, a appelé au respect du choix des électeurs à l’issue de l’élection présidentielle du 12 octobre 2025. Il a également exhorté les autorités à faire preuve de « discernement et de retenue » face aux tensions post-électorales qui montent dans le pays.

Selon M. Kamto, les Camerounais se sont « massivement exprimés » lors du scrutin et méritent que leur volonté soit fidèlement reflétée dans les résultats officiels. « Il est impérieux que les résultats officiels attendus correspondent au choix des électeurs camerounais exprimé en conscience dans les urnes. Autrement dit, il faut respecter le verdict des urnes », a-t-il déclaré.

Le candidat de l’opposition s’est dit préoccupé par la montée de la tension depuis le vote, attribuant cette situation à « des actes et comportements répréhensibles » susceptibles de compromettre la crédibilité du scrutin. Il a averti contre tout risque de violences post-électorales :

« Notre pays ne peut se payer le luxe de nouvelles confrontations violentes entre Camerounais à la suite de cette élection présidentielle », a-t-il insisté.

Évoquant le contexte socio-économique difficile, Maurice Kamto a rappelé que les populations camerounaises souffrent déjà « de la pauvreté galopante, de la dévastation du conflit armé dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, et des attaques de Boko Haram dans l’Extrême-Nord ».

L’opposant a également adressé un message aux forces de l’ordre, les invitant à ne pas « assimiler à des malfrats des citoyens qui expriment pacifiquement leur choix et refusent d’être spoliés ». Selon lui, « ceux qui menacent l’ordre public sont ceux qui cherchent à modifier la parole des urnes et non le contraire ».

Pour finir, Maurice Kamto a lancé un appel à la responsabilité collective :
« Le Cameroun est notre nation commune. Il survivra à nous tous. Nous n’avons pas le droit de l’enfoncer davantage dans le sous-sol de l’histoire des nations, en détruisant, par cycle de sept ans, ses chances de développement et de progrès partagé. »