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Le gouvernement burkinabè a annoncé jeudi la dissolution de l’ensemble des partis politiques et la suppression du cadre juridique régissant leurs activités. La décision, entérinée par décret en conseil des ministres, marque une rupture radicale avec le système multipartite.
Selon le ministre de l’Intérieur, Émile Zerbo, cette mesure s’inscrit dans une volonté de « reconstruire l’État » après des « abus » et « dysfonctionnements généralisés ». Une étude gouvernementale aurait montré que la prolifération des formations politiques alimentait les divisions et fragilisait la cohésion sociale.
Depuis le coup d’État de septembre 2022 – le second de l’année –, le Burkina Faso est dirigé par un régime militaire. Les autorités invoquent régulièrement la dégradation sécuritaire, liée aux attaques de groupes affiliés à Al-Qaïda et à Daech, pour justifier des mesures exceptionnelles. Les élections, initialement prévues en juillet 2024, ont été reportées à plusieurs reprises.
Avant la prise de pouvoir des militaires, le pays comptait plus de cent partis enregistrés, dont quinze représentés au Parlement issu des élections de 2020.
